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L'envol de la voiture ancienne

Une étude publiée sous l'égide de deux importantes associations représentant le véhicule ancien démontre l'importance pris par ce dernier, qui devient le centre d'un univers économique et social en pleine expansion.




Le premiers chiffres dégagés par l'étude publiée conjointement par la Fédération Internationale des véhicules anciens (FIVA) et la Fédération Française des Véhicules d'Époque (FFVE), sa représentante dans l'hexagone, fixent les idées. L'activité relative à la voiture ancienne représentait en 2013 un chiffre d'affaires annuel de 4 milliards d'euros et 20 000 emplois temps plein dans 4 000 entreprises, pour 800 000 véhicules historiques en circulation (1,5 % du parc). Début 2007, année de publication de la dernière étude du même ordre, ces chiffres étaient nettement plus bas avec 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 14 300 emplois temps plein, et 630 000 véhicules en circulation.

La voiture de collection a la cote, dans tous les sens du terme. Elle a été dopée ces dernières années par l'arrivée des «youngtimers», les jeunes voitures anciennes, produites entre 1980 et 2000, tandis que les prix des beaux véhicules classiques s'envolaient dans les grandes ventes aux enchères. Mais il ne faut pas s'imaginer que les collectionneurs forment une tribu de richissimes propriétaires d'automobiles toujours plus convoitées. La valeur des deux tiers des véhicules de plus de 30 ans est en effet inférieure à 15 000 €, et 77 % des motos du même âge ont une valeur inférieure à 5 000 €. 47 % des ménages de collectionneurs ont des revenus annuels inférieurs à 40 000 €. L'âge moyen du collectionneur (dans 98 % des cas, il s'agit d'un homme) ressort à 53 ans.


Il dépense en moyenne chaque année 6 190 € pour assouvir sa passion. Sur cette somme, 2 316 € sont consacrés à la restauration des véhicules, 822 € à l'entretien, 542 € aux accessoires, 371 € à l'assurance, 1 011 € au garage. Il faut ajouter à cela un budget d'hôtellerie, car notre homme voyage volontiers pour se rendre à des événements liés à l'histoire de l'automobile et rencontrer d'autres passionnés: les propriétaires passent environ 250 000 nuitées chaque année hors de leurs domiciles. Il est organisé en effet 6 500 manifestations tous les ans en France, et, dit l'étude, «onconstate une explosion des rendez-vous mensuels». Mais les véhicules anciens, cependant, roulent relativement peu. Un peu moins de 60 % d'entre eux parcourent moins de 1 000 kilomètres, chaque année (50 % et 2500 kilomètres pour les youngtimers). Au total, les voitures de collection ne représentent que 0,15 % des 657 milliards de kilomètres parcourus annuellement par les automobilistes français. Cette modeste proportion ne justifie guère les mesures d'exclusion des véhicules anciens prévues dans certaines grandes villes, d'autant plus que plus des trois quarts sont équipés de moteurs à essence. Reste à savoir si les édiles connaissent ces chiffres.

Les marques favorites des collectionneurs de voitures sont Citroën (19 %), Renault et Peugeot à égalité (9 %), et Triumph et Jaguar également à égalité (4 %). Pour les motos, Honda arrive en tête (14 %), suivi par BMW (10 %) et Yamaha (8 %). Chez les youngtimers, les labels favoris sont Renault (19 %), Citroën (17 %) et Peugeot (14 %). Pour les motos, il s'agit de Honda (27 %), de Yamaha (20 %) et enfin de Harley-Davidson (10 %).

Les professionnels se répartissent en trois grandes branches d'activité: fabrication/négoces de pièces détachées (47,5 %), restauration/entretien (41, 86 %) et négoce de véhicules (28,37 %). Il s'agit d'un monde très connecté, 86 % de ces professionnels déclarant avoir des activités sur le web, et 77,2 % des entreprises disposant d'un site internet.



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